Quand un client me demande un diagnostic rapide de son site, je sors toujours la même checklist d'audit SEO on-page. Pas 130 points, pas 50 points : six familles de contrôles qui couvrent 80 % des problèmes que je rencontre réellement sur le terrain. Balises title, meta description, structure Hn, images, liens internes et vitesse de chargement. Vous trouverez ici la version opérationnelle, avec les seuils concrets et les outils à lancer pour chaque point. Une version PDF est disponible en bas de page pour l'emporter dans votre prochain audit.
Que contient une checklist d'audit SEO on-page ?
Un audit SEO on-page évalue les éléments présents dans le HTML de vos pages, ceux que vous pouvez modifier directement depuis votre CMS. C'est la couche accessible à tous : balises, contenu visible, structure sémantique, médias, liens, performances de rendu. Elle combine un audit de contenu (qualité sémantique, mots-clés pertinents, unicité) et un contrôle des balises techniques. Elle se distingue du SEO off-page (backlinks, mentions, autorité de domaine) et de la partie crawl/indexation qu'on traite dans un audit technique SEO. Le on-page représente la moitié des leviers actionnables sur un site standard.
Une bonne checklist tient sur deux pages, pas trente. Elle indique le critère, le seuil de référence, l'outil à utiliser et le niveau de priorité. Rien d'autre. Si vous voulez voir comment ces points s'appliquent sur un cas réel, j'ai publié un exemple d'audit SEO commenté sur un cabinet comptable qui reprend cette même grille.
Les balises title à vérifier
La balise title est le premier élément que Google lit et le premier qu'un internaute voit dans la SERP. Une étude Search Engine Land publiée en mai 2025 indique que Google réécrit 76 % des title tags parce qu'il les juge insuffisants. Sur les audits que je mène, je retrouve quatre problèmes récurrents : title manquant ou par défaut du CMS, title dupliqué sur plusieurs pages, title supérieur à 60 caractères donc tronqué en SERP, et title sans mot-clé cible dans les 30 premiers caractères.
Les points à cocher :
- Chaque page a un title unique
- Longueur entre 30 et 60 caractères
- Mot-clé principal dans les 30 premiers caractères
- Format lisible, pas de "|" multiples à la chaîne
- Aucun title générique type "Accueil" ou "Page 2"
- Zéro duplication sur l'ensemble du site
Outil recommandé : Screaming Frog (rapport "Page Titles") ou Google Search Console > Améliorations.
La meta description, un signal souvent négligé
La meta description n'est plus un critère de ranking depuis des années, mais elle pèse directement sur le taux de clic. Les données Backlinko montrent qu'une page avec meta description récolte en moyenne 6 % de clics supplémentaires par rapport à une page sans. Une formulation émotionnelle peut pousser ce chiffre jusqu'à +13,9 %. 74 % des internautes déclarent s'appuyer sur ce snippet pour décider s'ils cliquent ou non.
Les points à cocher :
- Meta description présente sur 100 % des pages stratégiques
- Longueur entre 120 et 160 caractères
- Mot-clé cible intégré naturellement
- Proposition de valeur claire dans la première phrase
- Call-to-action implicite ou explicite
- Zéro contenu dupliqué entre pages
Outil recommandé : Screaming Frog > Meta Description, ou Google Search Console > Couverture.
La structure Hn et la hiérarchie des titres
Les balises Hn (H1 à H6) structurent votre contenu pour Google comme pour les lecteurs. Un seul H1 par page, des H2 pour les sections principales, des H3 pour les sous-parties. Sur les refontes que je reprends, je vois régulièrement trois H1 sur une même page parce que le thème WordPress utilise H1 pour le logo, pour le slogan et pour le titre de l'article. C'est l'une des erreurs techniques SEO les plus fréquentes, et un signal confus envoyé au moteur.
Les points à cocher :
- Un seul H1 unique par page avec le mot-clé principal
- Hiérarchie respectée (pas de H4 avant un H3)
- H2 descriptifs, pas de "Introduction" ou "Bienvenue"
- H3 pour structurer les blocs longs
- Aucun H1 dans les widgets (sidebar, footer)
- Pas de H1 sur une image décorative
Outil recommandé : extension SEO META in 1 CLICK (Chrome) ou Screaming Frog > rapport H1/H2.
Les images et leurs attributs ALT
Les images représentent entre 50 et 70 % du poids d'une page web standard. Sans optimisation, elles plombent le temps de chargement et laissent Google aveugle sur leur contenu. L'attribut ALT permet aussi à votre contenu visuel de remonter dans Google Images, qui génère un trafic non négligeable sur les secteurs visuels comme la déco, la mode ou l'artisanat.
Les points à cocher :
- Format WebP ou AVIF (plus JPG/PNG sauf cas spécifique)
- Poids unitaire inférieur à 200 Ko en dessous de 1500 px de large
- Balises ALT descriptives sur toutes les images de contenu
- ALT vide (
alt="") sur les images purement décoratives - Dimensions explicites (
widthetheight) pour éviter le CLS - Lazy loading activé sur les images hors viewport
Outil recommandé : TinyPNG pour la compression, Screaming Frog > rapport Images pour repérer les ALT manquants.
Les liens internes et externes
Le maillage interne distribue l'autorité entre vos pages et guide le crawl. Les liens externes, eux, témoignent de votre capacité à citer des sources et participent à la pertinence thématique. Je vérifie toujours trois niveaux : les liens sortants, les liens entrants vers chaque page stratégique et les erreurs (404, redirections en chaîne).
Les points à cocher :
- Zéro lien 404 sur l'ensemble du site
- Zéro redirection en chaîne (A → B → C)
- Ancre de lien descriptive, jamais "cliquez ici"
- Chaque page stratégique reçoit au moins 3 liens internes
- Liens externes pertinents en
target="_blank" rel="noopener" - Profondeur de clic maximale : 3 depuis l'accueil
Outil recommandé : Screaming Frog (rapports "Inlinks" et "Response Codes") ou le rapport "Liens internes" de la Search Console. Pour un diagnostic complet du crawl et de l'indexation, cette étape s'intègre dans un audit technique SEO plus large.
La vitesse de chargement et les Core Web Vitals
Les données CrUX publiées en janvier 2026 montrent que seulement 48 % des sites mobiles passent les trois seuils Core Web Vitals. L'écart persiste selon la plateforme : les sites sous WordPress plafonnent autour de 38 % contre 58 % pour Next.js. La vitesse reste un critère de ranking confirmé, et surtout un critère d'expérience utilisateur mesurable.
Les points à cocher :
- LCP (Largest Contentful Paint) < 2,5 secondes sur mobile
- INP (Interaction to Next Paint) < 200 millisecondes
- CLS (Cumulative Layout Shift) < 0,1
- TTFB (Time to First Byte) < 800 ms
- Aucun script bloquant au-dessus de la ligne de flottaison
- Ressources CSS et JS minifiées, compressées (gzip ou brotli)
Outil recommandé : PageSpeed Insights (données CrUX réelles) pour le diagnostic public, Lighthouse dans Chrome DevTools pour le diagnostic local.
La checklist complète en 40 points à télécharger
J'ai compilé ces six familles dans un PDF d'une page, imprimable et prêt à cocher sur le terrain. 40 points répartis selon les mêmes catégories, avec les seuils de référence, les outils d'audit SEO à lancer et un niveau de priorité de 1 à 3. Le fichier est gratuit, aucun email demandé.
Télécharger la checklist PDF
Pour les audits plus lourds, prévoyez de compléter par une couche technique (crawlabilité, indexation, budget crawl) et une couche off-page (analyse de backlinks, autorité de domaine). Le on-page est la base sur laquelle tout le reste s'appuie, mais il ne suffit pas à lui seul à faire décoller un site.
FAQ
À quoi sert une checklist d'audit SEO on-page ?
Une checklist sert à ne rien oublier. Quand on audite un site à la main, la fatigue cognitive fait inévitablement sauter des points, surtout sur les sites de 50 pages et plus. Travailler avec une grille standardisée garantit qu'on applique le même niveau d'exigence à chaque client et qu'on peut comparer les diagnostics entre eux.
Combien de temps faut-il pour suivre cette checklist ?
Comptez environ 2 à 3 heures pour un site de 20 à 50 pages si vous maîtrisez Screaming Frog et la Search Console. Sur un site e-commerce de 500 URLs, prévoyez une demi-journée. Le temps réel se joue sur l'interprétation des données, pas sur le lancement des crawls.
Cette checklist couvre-t-elle aussi le SEO technique ?
Non, pas entièrement. Elle couvre la partie visible (balises, contenu, médias, liens) mais pas la couche d'infrastructure (robots.txt, sitemap XML, gestion des paramètres d'URL, rendu JavaScript). Pour ces points, vous aurez besoin d'une grille dédiée à l'audit technique.
Quel outil gratuit utiliser pour lancer l'audit ?
La combinaison Google Search Console + PageSpeed Insights + Screaming Frog (gratuit jusqu'à 500 URLs) couvre 90 % des contrôles de cette checklist. Pour un site plus gros, l'extension Lighthouse suffit à compléter le tableau sans abonnement payant.
Si vous voulez que je passe votre site au crible avec cette grille et que je vous remette les priorités chiffrées, contactez-moi .